Vrai-Faux

Clé de Rive est un projet pour les voitures qui péjorera la qualité de vie au centre-ville.

Faux

Clé de Rive est un projet en faveur du développement d’un vrai « cœur » piéton, sans pour autant priver l’accès motorisé à celles et ceux qui peuvent en avoir besoin (famille, personnes à handicap ou mobilité réduite, transport de marchandises lourdes, passage). Grâce au projet Clé de Rive, c’est un vrai centre-ville piéton qui verra le jour. Vivant, convivial avec des terrasses et des zones de rencontres aménagées. En tout, on parle de 13 rues à priorité piétonne, de plus de 33’000m2 d’espace urbain rendus aux habitants ainsi que de la suppression de 498 places de parking en surface.

Il n’y aura qu’une seule rue piétonne et les aménagements ne seront pas suffisants.

Faux

13 rues actuellement accessibles au trafic motorisé seront fermées, et les piétons y auront la priorité. Ces rues sont :
1 – Rue Pierre Fatio
2 – Cours de Rive
3 – Boulevard Jacques Dalcroze (partie basse)
4 – Rue Ami-Lulliin
5 – Rue Duchosal
6 – Rue du Petit-Senn
7 – Rue d’Italie
8 – Rue d’Aoste
9 – Rue du Port
10 -Rue du Prince
11 – Rue Tour-Maitresse
12 – Rue Robert-Estienne
13 – Rue Ardutius de Faucigny

Grâce au projet Clé de Rive, c’est un vrai « cœur » piéton de Genève qui verra le jour. Vivant, convivial avec des terrasses et des zones de rencontres aménagées, dans un périmètre étendu en direction de la place Longemalle. Ces aménagements permettront une meilleure accessibilité aux commerces et offriront aux genevois une vraie place de marché.

A cela s’ajoute la création d’une véritable échappée entre le Musée d’art et d’histoire et le lac, créant ainsi une vaste zone piétonne en adéquation avec la loi cantonale et les objectifs de la Ville de Genève en termes d’extension de la zone à priorité piétonne formée par la vieille ville et les rues basses. La rue Pierre-Fatio accueillera un marché bi-hebdomadaire.

L’utilisation des parkings est en baisse constante ces dernières années.

Faux

Les parkings publics du centre-ville de Genève sont pour la plupart régulièrement pleins, comme on peut le voir dans les rapports de la Fondation des Parkings disponibles sur leur site internet. Par ailleurs, chacune des 498 places en surface est occupée. Il y est difficile de stationner à moins de tourner en boucle dans le quartier.

Par ailleurs, Genève connaît un manque cruel de place pour les deux-roues. Hors, le projet prévoit d’en créer 388 supplémentaires. De plus équipées de bornes électriques.

Un parking est construit à côté de la Gare des Eaux-Vives. A ce titre, la construction d’un parking supplémentaire dans la même zone est inutile.

Faux

Le parking de la Gare des Eaux-Vives d’abord hors du périmètre de compensation prévu par la LMCE (500 mètres), et c’est un projet complètement indépendant de celui de Rive, qui répond aux enjeux spécifiques des Eaux-Vives. Il n’est pas possible de compenser les places supprimées au centre-ville avec ce parking. La plupart des places du parking de la gare des Eaux Vives seront dédiées aux habitants du quartier, et viendront compenser les places supprimées en surface dans ce quartier. Quant aux places supplémentaires crées, elles sont destinées aux commerces qui verront le jour. En fin, il ne faut pas oublier que la gare des Eaux-Vives a été dimensionnée pour les 50 à 100 prochaines années, et son parking également.

Construire un nouveau parking est anachronique et reviendrait à créer un aspirateur à voitures

Faux

Il n’y a pas une seule place supplémentaire créée. Sauf pour les deux-roues : 388 en sous-sol, 210 en surface. La création d’un parking en compensation de la suppression de places en surface, est une occasion de réorganiser et de valoriser le quartier de Rive, abandonné à l’anarchie d’un trafic intense et dangereux.

Par ailleurs, le trafic de transit occasionné par la recherche de places de stationnement sera largement diminué (une voiture qui tourne 15 minutes pour chercher une place, parcourt 5 kilomètres).

Enfin, il s’agit de créer non un simple parking, mais un véritable « Pôle de Mobilité », composé du premier parking de Suisse 100% connecté à des bornes électriques, tant pour les voitures que les vélos, une station Mobility, une station Genève-Roule, et un pôle TPG totalement réorganisé à la Rue d’Italie. Suivant la mutation modale, il proposera en effet des places pour 388 deux roues, y compris des vélos électriques qui à ce jour sont garés anarchiquement dans les rues basses.

Enfin, 100 places seront réservées aux habitants du centre-ville.

Le parking est construit par des privés dont la visée est la rentabilité.

Faux

L’initiative du projet de piétonisation revient à des commerçants, au rang desquels certains ont œuvré pour la piétonisation de la place du Molard. A ce jour, plusieurs millions ont été investis dans de nombreuses études et concours d’aménagement, sans aucune garantie. Il s’agit d’un engagement en faveur de la Cité.

De plus, la Ville a signé un accord de droit de superficie unique et très avantageux pour elle. En effet, elle percevra une redevance dès le 1er jour d’exploitation. Ce qui n’est jamais arrivé pour aucun ouvrage du même type, qui paie habituellement sur le bénéfice, donc 10, 15, voire 20 ans après la première mise en exploitation. Le revenu total pour la Ville sur les 65 ans de mise à disposition de son sous-sol est estimé à 169 millions. De plus, la Ville de Genève deviendra propriétaire après 65 ans d’exploitation, et ajoutera ainsi à son patrimoine immobilier un actif important, sans débourser un centime.

Le parking représente un retour financier incertain pour la ville

Faux

Le modèle d’affaire final reflète les exigences de la ville et représente un bon retour financier pour cette dernière.

Il repose sur le principe d’un droit de superficie de 65 ans. A terme, le parking reviendra de plein droit à la Ville de Genève. En attendant, le superficiaire à l’obligation d’entretenir le parking. De même, la ville qui est un actionnaire du projet aura un droit de regard sur les activités du parking.

Durant ces 65 années, la ville touchera un pourcentage sur le chiffre d’affaire brut réalisé par le parking, pour un total de 169 millions sur 65 ans. Avant, les droits étaient perçus sur le bénéfice !

Par ailleurs, ce nouvel espace public (la zone piétonne), apportera des revenus supplémentaires à la Ville, avec la location de terrasses pour les cafés et restaurants. Tout le monde sera gagnant.

La création du parking augmentera le trafic, la pollution et le bruit au centre-ville. C’est une entrave à la politique de santé publique en termes de bruit et de la qualité de l’air.

FAUX

Au contraire, la création du parking permettra le désengorgement du centre-ville, en supprimant le trafic destiné à la recherche chaotique d’une place de stationnement autour des rues basses.

Sur la rue d’Italie où se trouvent plusieurs écoles, le trafic routier sera limité aux TPG, les bus seront principalement électriques, un revêtement phono-absorbant sera installé. La fluidité sera améliorée, sans qu’une dégradation de la situation vienne porter préjudice aux étudiants ou aux habitants de cette zone. 

La piétonisation de plus de 33’000m2 au centre-ville contribuera à diminuer les nuisances sonores ainsi que la pollution pour les habitants.

Le Bd Helvétique, bloqué deux fois par semaine par le marché, sera totalement libéré, puisque le marché se déplacera sur la place piétonne. Dans le même temps, le Bd Helvétique sera réaménagé grâce à la compensation des places permises par la construction du parking, et sa fluidité sera améliorée.

Le Canton a exigé une étude de trafic, validée par le Département, mais aussi par le TCS. Et celle-ci démontre que la circulation continuera de s’écouler normalement après projet.

Rien ne justifie de lier piétonisation et la création d’un parking en sous-sol

Faux

La piétonisation et la création d’un parking de compensation sont intimement liées. En effet, c’est grâce au parking que l’on peut supprimer 498 places de stationnement en surface, condition sine qua non à la piétonisation de plus de 33’000m2 d’espaces urbains. De plus, l’assouplissement de la compensation (modification récente de la LMCE), ne pourra être appliquée sans la création de places en sous-sol. La LMCE mentionne d’ailleurs en toute lettre, cette compensation de places en ouvrage. De même, le Plan Directeur Cantonal prévoit la construction de « Clé de Rive » sous Pierre-Fatio.

Quant au financement d’une telle opération sur le domaine public, il est rendu possible grâce aux 169 millions de revenus perçus par la ville sur 65 ans, et aux 3 millions versés immédiatement par les promoteurs, comme participation à l’aménagement de surface. Fruit de plusieurs années de concertation, ce projet a fédéré tous les partis pendant plus de 10 ans, le Conseil municipal votant les crédits successifs à une large majorité. La dernière fois, en novembre 2019, en validant le crédit pour les zones piétonnes et le principe du droit de superficie.

La LMCE autorise la suppression des places en surface avec une compensation moindre en sous-sol pour l’hyper centre. En conséquence le parking n’est pas indispensable pour la piétonisation.

Faux

Même si la LMCE autorisait à l’origine une dérogation de 20% sur les compensations dans l’hyper centre, il restait tout de même nécessaire de compenser au moins 80% des places supprimées en surface. A ce titre, la création d’un parking est indispensable pour permettre la piétonisation du cœur de Genève.

La récente modification de la LMCE, votée à une forte majorité par les Genevois, ne change rien à cela. Comme le montrait si bien l’unique visuel utilisé par tous les partisans de cette modification, la construction de places en sous-sol est un élément indispensable à l’application de la LMCE, qui n’a pas aboli la compensation, mais l’a simplement assouplie. Les partisans des aménagements de mobilité douce, doivent garder à l’esprit que sans création de places, ces aménagements seront terriblement compromis.

Il serait pertinent d’attendre de voir quels sont les impacts du Léman Express avant de se lancer dans un tel projet ?

FAUX

Les fossoyeurs du parking tentent de surfer sur la mise en route du Léman Express pour retarder ce projet attendu depuis 20 ans. Ce sont les mêmes qui s’opposaient au CEVA. La piétonisation du centre-ville répond à un objectif de mieux vivre en ville, et il n’y a plus à attendre.

La crise du COVID a montré certaines limites de l’utilisation des transports en communs (presque -50% de fréquentation, certes dûe en partie au télétravail, mais également à la peur de la contamination). Par ailleurs, le CEVA étant transfrontalier, il n’est pas à l’abri de conflits sociaux importants.

Il est également amusant de constater que ceux qui considèrent le CEVA comme une solution moderne à tous les problèmes de mobilité, sont les mêmes qui prétendent que Clé de Rive est un projet du passé. Cela prête à rire lorsqu’on sait que le tracé actuel du CEVA a été dessiné en 1913…

Un partenariat public privé tel que défini dans la convention avec la société Clé de Rive SA est dangereux pour la ville.

Faux

Les partenariats public/privé sont utiles pour la communauté et apportent de clairs bénéfices, autant pour la ville que pour les habitants. Dans le cas présent, la construction du parking sans aucun investissement public, et la perception par la ville d’une partie du chiffre d’affaire (169 millions sur 65 ans) permettra de financer une piétonisation ambitieuse, sans aucun risque pour la ville.

Sans oublier que les promoteurs verseront 3 millions pour les aménagements de surface, et que la ville deviendra au bout de 65 ans propriétaire du parking, gratuitement. Les travaux, ainsi qu’une partie de l’assainissement des canalisations en sous-sol, aujourd’hui vétustes sont également à la charge des promoteurs.

Avec la piétonisation du centre, les commerces perdront des clients.

Faux

Au contraire, la piétonisation rendra plus agréable la fréquentation du cœur de Genève et stimulera l’activité économique de l’hyper centre. Avec le bénéfice du choix de se rendre en transports publics, à pied, en deux roues ou au besoin en voiture.

La piétonnisation rendra possible l’installation de terrasses pour les cafés et les restaurants, ainsi que d’un marché dans de meilleures conditions qu’aujourd’hui. Tout cela créera une synergie très favorable aux commerces, et leur permettra au contraire de lutter contre la concurrence d’internet.

La création du parking nécessitera l’abattage de tous les arbres de la zone.

Faux

Tout d’abord, il faut souligner que la cause de non-conservation pour l’essentiel des arbres, est la zone piétonne, et non la construction en sous-sol (seul 2 ou 3 arbres sont sur son périmètre).

Par ailleurs, la végétation existante date d’une époque ou ce quartier était très différent. De nombreux arbres ne sont malheureusement pas adaptés à la vie dans la ville telle qu’elle est aujourd’hui, et ils en ont beaucoup souffert. La végétation qui ne dispose pas de conditions de plantation adéquates sera donc remplacée par des essences mieux adaptées au milieu urbain actuel.

Il ne faut pas oublier que cet aménagement a fait l’objet d’un concours de paysagistes, et a été validé (parfois avec des modifications) par les divers services en charge. Ainsi, la piétonisation du quartier de Rive permettra la re-végétalisation et l’embellissement du paysage, mettant en perspective lac et jet d’eau.

84 nouveaux arbres seront plantés de manière harmonieuse, en perspective vers le lac, en particulier sur Pierre-Fatio, où il n’y en a aucun actuellement.

Les nouveaux arbres ne pourront pas se développer dans 1.50 mètre de terre

Faux

Tout d’abord, il faut souligner que seul une dizaine d’arbres ne seront pas plantés en pleine terre. Mais même pour cette dizaine d’arbres, le développement se fera sans problème. Les arbres plantés sur la Promenade Saint-Antoine en sont un bon exemple. Par ailleurs, ces plantations respecteront à la lettre la « Directive pour la plantation et l’entretien des arbres » du Département du territoire. Enfin, il est important de préciser que les racines des arbres descendent rarement en-dessous de 90cm, car la terre n’y est plus suffisamment oxygénée. Ce qui est important, c’est que les racines des arbres puissent se développer latéralement, et se rejoindre d’arbre à arbre. Ce sera le cas sur tout le périmètre.

La création d’un parking est incompatible avec la LMCE (loi pour une mobilité cohérente et équilibrée) qui privilégie les transports publics, la mobilité douce et la piétonisation.

Faux

Bien au contraire. La création d’un centre piéton à Genève s’inscrit parfaitement dans la LMCE.

En effet, le réaménagement du centre-ville permettra la relocalisation du pôle des transports publics à la rue d’Italie et donc la libération de l’espace de la rue Pierre-Fatio pour la tenue du marché avec un nouvel emplacement adapté à son usage, tout en permettant au boulevard Helvétique de retrouver la fluidité conforme à son statut d’axe primaire.

Par ailleurs, le projet de piétonisation couplé à la construction d’un parking devrait globalement améliorer la situation dans l’ensemble du secteur pour les TPG, puisque les flux de trafic seront séparés, les coûts d’exploitation resteront les mêmes et la concentration des lignes TPG à la rue d’Italie permettra aux utilisateurs de plus facilement passer d’une ligne à l’autre.

De plus, l’assouplissement de la compensation (modification récente de la LMCE), ne pourra être appliquée sans la création de places en sous-sol. La LMCE mentionne d’ailleurs en toute lettre, cette compensation de places en ouvrage. De même, le Plan Directeur Cantonal prévoit la construction de « Clé de Rive » sous Pierre-Fatio.

La rue d’Italie n’est pas assez large pour recevoir tous ces bus.

Faux

Des études des TPG et du Département de la mobilité confirment que la rue d’Italie permettra la circulation des bus en double sens, avec zones d’arrêts et trottoirs piétons plus larges que les actuels. Tout cela en laissant la place à une grande allée centrale agrémentée d’arbres majeurs (ils seront déjà grands à leur plantation, afin de pouvoir cohabiter avec les bus – Au minimum 4 mètres sous les premières branches).

Construire un parking est inutile, car la voiture est appelée à disparaître à brève échéance

Faux

Les études récentes démontrent que les immatriculations ne sont pas en baisse, bien au contraire. En tout état, l’augmentation de la population genevoise, compensera largement une éventuelle baisse d’intérêt pour la voiture. Et supprimer 498 places, sans les compenser serait l’assurance de gros problèmes de trafic en centre-ville ces prochaines années.

Et quand bien même ceux qui pensent que la voiture aura disparu d’ici 30 ou 40 ans auraient raison :

  1. Que proposent-ils pendant en attendant sa disparition supposée ?
  2. Quand les voitures auront disparu, ou gareront-ils leurs nouveaux moyens de transports, vélos, voitures-partagées ? Ou rechargeront-ils leurs vélos électriques, et véhicules autonomes ?

Quelle que soit la mobilité de demain, les mètres carrés étant rares à Genève, il faudra tôt au tard utiliser le sous-sol pour y stocker et recharger des véhicules. Aujourd’hui, la Ville souhaite faire des zones piétonnes. Construit-on sa maison sans faire de cave ? Surtout si la cave est offerte et équipée? Non.

La Ville a l’occasion unique de réaménager son centre de manière intelligente, tout en faisant supporter une partie importante du coût au secteur privé. Dans 65 ans au plus tard, elle redeviendra propriétaire de cette infrastructure, et pourra la transformer à sa guise, pour toutes sortes d’utilisations, sans devoir à nouveau éventrer tout le périmètre à grands frais. C’est un choix logique, pragmatique et visionnaire.

Ce projet va engendrer 6 ans de travaux

Faux

Le planning est de 3 ans au total (dont 2 pour le parking).  Mais les interventions se feront par zone, et la plupart des zones ne seront impactées qu’une partie du temps.

Certes il y aura un chantier, avec certains inconvénients. Mais faire croire que créer une zone piétonne sans parking n’engendrerait pas de nuisances, est une absurdité totale. Il faudra de toute façon refaire les canalisations, aujourd’hui vétustes, et toute la rue d’Italie pour y installer les TPG. Une piétonnisation sans parking durerait donc presque aussi longtemps que le projet actuel.

Par ailleurs, ne pas creuser aujourd’hui, obligerait à creuser demain pour construire les infrastructures nécessaires à l’accueil de vélos, vélos électriques, voitures et vélos partagés, véhicules autonomes pour la recharge, etc…, et donc a ravager des aménagements piétons à peine terminés. Alors que construire immédiatement une infrastructure évolutive, est la solution la plus économique, et la plus écologique à long terme.